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Les réseaux communautaires, pour un monde connecté !

Nous sommes en 2020, selon les statistiques 3,2 milliards de personnes ne sont toujours pas connectés dans un monde qui tend à mettre tout en réseau. Cette population non-connectée est pour la plupart issue de zone rurale et de pays en voies de développement, comme Madagascar, qui malgré une hausse significative sur les deux dernières années, enregistre encore un taux de pénétration d’Internet de 14 %.

L’accès à Internet est pourtant indéniablement un moteur de développement socio-économique, et ceux qui n’y ont pas accès risques d’être laissés pour compte. De plus, l’échange d’informations renforce les processus démocratiques, stimule la croissance économique et permet le partage de la culture et des idées d’une manière inimaginable auparavant. En conséquence, sans action concrète de toutes les parties prenantes, ces 3,2 milliards de personnes sont voués à être exclu du monde numérique, privés d’un droit fondamental.

Réduire la fracture numérique actuelle représente à cet effet un des plus grands défis du monde moderne car il ne s’agit pas juste de faire en sorte que les populations aient accès à Internet, faudrait-il aussi qu’ils comprennent comment en faire usage et quel sont les bienfaits de la technologie pour leur permettre de s’épanouir dans ce monde régis par celle-ci.

Face à cet énorme défi, plusieurs organismes, dont l’Internet Society, se sont ralliés pour promouvoir et soutenir les réseaux communautaires croyant que celui-ci est la solution pour réduire la fracture numérique actuelle, au moins en termes d’accès et de moyen. Les partisans des réseaux communautaires ayant fourni un large éventail de raisons pour en créer dont la plus répétée était la nécessité de fournir une connectivité dans les zones où il n’y en a pas, ou de fournir une connectivité moins chère là où elle est proposée par d’autres opérateurs, principalement des opérateurs mobiles.

Mais qu’est ce qu’un réseau communautaire ?

Pour faire simple, un réseau communautaire se réfèrent à une infrastructure de télécommunications déployées et exploitées par un groupe local pour répondre à ses propres besoins de communication. Jusqu’à maintenant, pour le cas de l’Afrique, on en dénombre 37 réparties dans 12 pays.

Les réseaux communautaires offrent plusieurs avantages dont le principal est la possibilité de mettre en place un accès abordable à l’information, pour les zones peu attrayantes pour les opérateurs de télécommunications et les gouvernements, en regroupant les ressources et en achetant des services collectivement. En termes de services, celles-ci ne sont pas limitées au service d’accès internet. D’ailleurs, il est même possible dans certains cas que le réseau en question ne possède pas un lien de backhaul le raccordant à un FAI comme le cas de Mesh Bukavu, localisé dans la République démocratique du Congo, qui a mis à disposition un serveur sur lequel des sites Web d’actualités locales, du matériel éducatif (une version hors ligne de Wikipédia, plus de 36 000 livres électroniques et des cours PDF) et d’autres ressources sont accessibles localement.

Défis pour la mise en place des réseau communautaire ?

Le premier défis restant d’ordre financier surtout pour les pays les moins développés. En effet, les infrastructures de base ne sont pas accessibles à des prix abordables causant un coûts de déploiement élevé, surtout si l’on prend en compte que les réseaux communautaires sont financé en premier lieu par la communauté elle-même et que dans la plupart des cas, les membres de cette communauté doivent choisir entre se nourrir ou se connecter. De plus, les financements restent limités malgré l’effort d’organisme tels que l’Internet Society, via le projet Beyond The Net grant, ou l’Association for Progressist communication pour soutenir la mise en place de ces initiatives.

Ensuite, selon la réglementation en vigueur dans le pays concernée, la mise en place de réseau communautaire est sujet à des obstacles dès le début avec les processus d’octroi de licence d’entreprise et/ou de service difficile pour les réseaux privé ainsi que le coût des droits, taxes réglementaires et l’accès au spectre pouvant être hors de la portée de la communauté concerné.

Enfin, comme c’est le cas dans la plupart des pays en voie de développement et dans les zones rurales, les sources électriques ne sont pas toujours disponible ou stable ajoutant un autre défis au déploiement de ces réseaux communautaires.

Une lueur d’espoir ?

Grâce au réseau communautaire, l’espoir n’est donc pas encore perdu de pouvoir un jour avoir un monde entièrement connecté. Néanmoins, cela nécessite l’engagement de toutes les parties prenantes y compris le gouvernement. En effet, sans une régulation favorisant et facilitant le déploiement de ces réseaux, la société civile risque de lutter pour une cause perdu malgré leurs efforts tant sur le plan technique, humain ou financier.

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Chiffrement / Fanora – miafina

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L’importance de la Régulation dans le développement des infrastructures de l’Internet à Madagascar

Contexte :

Lors de la célébration de la journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information, le 17 Mai 2020, l’Union Internationale des Télécommunications a choisi comme thème : “Connect 2030“.

Pour cette année, le Secrétaire Général de l’UIT invite toutes les parties prenantes du secteur à unir leurs forces afin de promouvoir le Programme “Connect 2030” de l’UIT, qui définit la vision mondiale commune dans le but de réduire la fracture numérique et de tirer parti des technologies de l’information et de la communication au service du programme de développement durable à l’horizon 2030. En outre, son discours a incité les acteurs à montrer au monde entier la manière dont les nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle (IA), le haut débit à travers la 5G ou encore l’internet des objets (IoT) peuvent contribuer à l’amélioration du quotidien des populations et à favoriser le développement socio-économique.

En effet, à l’ère de la convergence des télécommunications et de l‘informatique, l’internet est devenu une plateforme d’innovation, de créativité et d’opportunités économiques pour les utilisateurs indépendamment du lieu, du niveau de vie ou de l’usage qui en est fait.

Pour ce faire, un des moyens nécessaires pour contribuer à l’évolution de l’Internet est le développement des infrastructures et de l’accès, la garantie d’une compétitivité, d’une concurrence loyale au niveau du secteur, d’une sécurité et d’une confiance des usagers par la fourniture d’une bonne couverture des réseaux à Large bande ainsi que par la fourniture de services de bonne qualité respectant des normes et standards en vigueur pour des services à prix abordable pour tous. Cette responsabilité revient en grande partie au Régulateur du secteur des télécommunications et TICs dans chaque pays.

Ceci qui nous ramène à analyser la place centrale voire névralgique du Régulateur des infrastructures des télécommunications  dans l’écosystème de l’internet étant donné qu’à travers lesdites infrastructures sont/seront interconnectés les réseaux et sont/seront transmises les paquets internet dans l’esprit du protocole TCP/IP destinés aux usages des consommateurs.

A Madagascar, l’Organisme responsable de la régulation de ce secteur est l’Autorité de Régulation des Technologies de Communication – ARTEC (www.artec.mg). Il s’agit d’un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) institué par le décret n°2006-213 du 21 mars 2006 mais sa mise en place effective était en 2015. Le siège de l’ARTEC est situé à Alarobia, Antananarivo.

Madagascar

L’île de Madagascar, située dans l’océan Indien à 400 km à l’est des côtes africaines, est le territoire qu’occupe la république de Madagascar. Le canal de Mozambique la sépare du continent.

Capitale : Antananarivo – Superficie : 587 040 km2Population : 27 249 564 habitants (2020) Code pays : +261

Nom de domaine : *.mg

Les infrastructures, vecteurs du développement de l’internet …

Ici, on va présenter les infrastructures de télécommunications à Madagascar sous quatre angles, notamment les infrastructures longue distance, la dorsale nationale, les réseaux d’accès /Réseau de desserte, le point d’échange Internet et enfin le Domaine de premier niveau.

1. Les infrastructures longue distance 

A Madagascar, les câbles LION 1 et LION 2 respectivement mise en place depuis 2009 et 2012 par l’opérateur ORANGE Madagascar supportent une capacité de transmission optique de plus de 1,3 Térabits/s   tandis que le câble EASSY, exploité par TELMA SA et mis en service depuis 2010, est constitué de 2 paires de fibres torsadées pour une capacité totale de 320 à 640 Gbit/s et une capacité par fibre, de 16 ou 32 longueurs d’onde à 10 Gbit/s.

Dans l’optique d’ouvrir davantage l’Île à l’international, deux autres câbles sont en vue pour la prochaine décennie avec la participation de TELMA SA, METISS prévus pour 2020 et 2AFRICA pour 2023.

Le câble METISS va augmenter de manière significative la connectivité régionale avec une capacité de 24Terabits/s et d’après L’Eco austral du 29 Mai 2020,les opérations d’installation à Madagascar sont prévues au début Juin 2020 avant celles de Maurice et La réunion.

Quant au câble 2AFRICA, il s’agit d’un vaste projet appartenant à Facebook dont le but est d’apporter le réseau de fibres optiques en Afrique. D’après un article de TV5 monde du 27 Mai 2020, ce câble sous -marin, de 37 000 km de longueur, sera installé tout autour de l’Afrique et sera opérationnel d’ici 2023 ou 2024 avec une capacité évaluée à trois fois celles de l’ensemble des câbles sous-marins actuellement installés autour du continent Africain.

Par ailleurs, bien qu’il n’offre pas les capacités suffisantes pour les trafics internet échangés, le réseau satellitaire de longue distance relie encore l’île à l’extérieur, toutefois la capacité correspondante ne dépasse pas les 400Mbps.

Figure 01. Les câbles sous-marins

2. Le réseau dorsal national

Les câbles sous-marins LION et EASSy sont relayés à l’intérieur du territoire national Malagasy par un réseau dorsal en Faisceaux hertziens pour ORANGE, et par un backbone en fibre optique pour TELMA. Ce backbone en fibre optique est constitué de plus de 5000 km de Fibre tel que représenté par la Figure 02, organisé en 04 boucles sécurisées à travers l’île et desservant la majorité des grandes villes de Madagascar. Sur la base de contrat d’achat de capacité, les 03 autres opérateurs à Madagascar : ORANGE MADAGASCAR, AIRTEL MADAGASCAR et GULFSAT(BLUELINE) y sont raccordés depuis 2016.

Figure 02. Les infrastructures dorsales en Fibre optique (Source ARTEC)

En effet, puisque la règlementation d’avant ne permettait pas aux opérateurs de dupliquer le Backbone en Fibre optique national déjà existant, qui appartenait à TELMA SA, une partie des capacités au niveau du réseau de transport national est encore via Faisceaux Hertziens ou VSAT. 

Ces technologies constituent également les solutions alternatives, pour les zones enclavées difficiles d’accès ou les localités non atteintes par le réseau dorsal en FO. Ainsi, les données du régulateur montrent qu’au niveau national, les faisceaux hertziens représentent 78,5% des liaisons recensées et les VSAT, environ 10%.

3. Les réseaux d’accès / Réseaux de desserte

L’internet à Madagascar est fourni aux utilisateurs finaux soit via les réseaux Mobiles à large bande (3G et 4G), soit via les réseaux fixes (filaires ou sans fils).

Le réseau mobile 3G couvre 58,71% de la population tandis que le taux de couverture est de 18,84% pour le réseau mobile 4G.

Figure 04. Communes desservies par les réseaux mobiles à large bande (Source ARTEC)

Pour la partie internet fixe, le réseau de desserte voit peu à peu la disparition du réseau CDMA 2000 (Fixe sans fils) et la progression croissante du déploiement des solutions à haut débit comme le xDSL, FTTH, WIMAX, Wifi ou BLR (Boucle Locale Radio) qui sont présents surtout dans les grandes villes.

Concernant l’aspect qualité de service de ces réseaux, aucune publication officielle n’est encore disponible au niveau de l’ARTEC ni au niveau des opérateurs pour fournir un choix informé aux utilisateurs finaux.  Par conséquent, les plaintes de mécontentement se multiplient dans les médias ou les réseaux sociaux indiquant l’insatisfaction des utilisateurs concernant la qualité réelle des services fournis aussi bien en termes de débit qu’en termes de prix.

4. Le point d’échange Internet

Un point d’échanges internet (IXP) a été inauguré le 17 mars 2016 sous le nom de Madagascar Global Internet eXchange (MGIX). Il permet l’interconnexion directe entre les différents fournisseurs d’accès à Internet (FAI) avec un système autonome sous forme d’accords mutuels ou « Peering ». Bien que les opérateurs (FAI) possèdent leurs propres solutions d’optimisation des capacités internationales, le MGIX offre également la possibilité d’échanger des données sur internet sans quitter les infrastructures nationales. Cette gestion optimisée des liens data internationaux devrait impacter positivement sur le coût des infrastructures et permettrait de diminuer le coût de la connexion internet chez les clients finaux.

Toutefois, en dépit du fait que tous les opérateurs soient représentés au conseil d’administration du MGIX, la situation indique que le volume de trafic qui y transite est moindre jusqu’à maintenant.

5.L’infrastructure DNS – ccTLD .mg et ressources IP

Le nom de domaine .MG est géré par le registre NIC-MG.La gestion des noms de domaine en .mg se fait à travers des bureaux d’enregistrement accrédités qui vendent directement au public.

En ce qui concerne les adresses IP publiques, les opérateurs les acquièrent au niveau de l’AFRINIC et les vendent au grand public.

Madagascar n’est pas en reste face à l’épuisement des ressources IPv4. Des actions dans l’adoption et l’usage de l’IPv6 doivent être rapidement mise en œuvre afin de garantir l’expansion de l’Internet dans la Grande île.

Quid de l’utilisation de l’internet à Madagascar ?

Les télécommunications jouent un rôle essentiel dans le secteur des services Internet ainsi que les investissements dans les câbles sous-marins et la mise en place du backbone national en fibre optique. Ces derniers reliant les grandes villes, contribuent à la mise à disposition d’une connexion Internet à haut débit dans les zones urbaines de façon à ce que Madagascar possède actuellement l’une des vitesses de téléchargement les plus rapides en Afrique. Cette situation a favorisé l’apparition et la multiplication des services émergents comme les IT-BPO, les ventes aux détails, les centres d’appels, les services bancaires ainsi que les services aux entreprises.

La figure ci-après illustre le classement des quelques pays africains selon la vitesse de téléchargement entre juin 2017 et mai 2018

Figure 05. Moyenne de vitesse de Téléchargement en Afrique (Source cable.co.uk)

En dépit de ces améliorations techniques apportées, il a été  pourtant constaté que le prix de l’internet à haut débit fixe et mobile reste encore élevé de manière à influencer le taux de pénétration global de l’internet qui est relativement faible. L’Observatoire de l’ARTEC a affiché un taux de pénétration de l’internet de 11,06% en 2018.

En complément, les données sur l’indicateur du « panier de prix des TIC » (ICT Price Basket) de l’UIT en 2019 indiquent que le pourcentage de revenu national brut (RNB) par individu (as % of GNI per capita) consacré aux services des TIC à Madagascar est de 20,4% pour le haut débit Mobile et de 203,6% pour le service haut débit Fixe alors que les valeurs moyennes en Afrique sont de 11,4% pour le haut débit Mobile et de 33,3% pour le haut débit fixe.

Pour illustrer, ci-après quelques données extraites du Rapport ICT Price Basket (IPB) de l’UIT pour comparer la situation de Madagascar par rapport aux autres pays.

Figure 06. Comparaison par pays du pourcentage du Revenu National Brut par tête consacré aux services des TICs (%)

Concernant les utilisateurs finaux, les données disponibles au niveau de l’observatoire ARTEC indiquent que plus de 99% utilisent le mobile pour se connecter à Internet. En 2018, le nombre d’abonnés internet mobile s’élevait à 2 762 257 alors qu’ils n’étaient que 72 396 en 2012. Ceci pourrait s’expliquer par le Boom des smartphones moins chers ainsi qu’à l’apparition des applications innovantes offertes via Internet comme les réseaux sociaux (Facebook, twitter, …), les OTT (YouTube, Skype, Viber, WhatsApp …) et la voix sur IP qui ont beaucoup révolutionné les habitudes des communications conventionnelles d’avant des Malagasy (voix classique et messagerie courte).

Quant à l’internet Fixe, le nombre d’utilisateurs n’évolue pas beaucoup. En effet, il était 27 092 en 2018 contre 22 350 en 2012.

En se basant sur les données disponibles, les calculs statistiques prévoient une augmentation des abonnés mobiles internet jusqu’à 3 439 172 et des abonnés fixes internet jusqu’à 28 812 pour l‘année 2020.

Figure 07. Le nombre d’utilisateurs du service internet à Madagascar (Source ARTEC)

Pour plus de détails, la répartition par technologie  Fixe utilisée  et par nombre d’abonnés est indiquée par le tableau ci-après :

Tableau 01. Répartition du nombre d’abonnés pour l’Internet Fixe (Source ARTEC)

Les problématiques constatés …

En se basant sur les états de lieux décrits par  les paragraphes précédents, on déduit qu’à part les efforts qui méritent encore d’être déployés pour l’extension de la couverture des réseaux des télécommunications, socle du développement de l’internet, on peut dire que le prix du service internet est encore élevé à Madagascar.

Les analyses permettent de statuer que ces deux points constituent des obstacles non négligeables à ce développement et que les principales origines sont en rapport avec la règlementation du secteur.

Le mémorandum économique de Madagascar élaboré par la Banque Mondiale et paru en Février 2020 a dégagé quatre arguments pour supporter cette thèse :

  • L’accès aux infrastructures partagées ainsi que la gestion des redevances pour l’interconnexion pour une réduction progressive des tarifs ne sont pas réellement assurés par la règlementation en vigueur.

En général, la réglementation du secteur des télécommunications a pour but d’équilibrer les mesures qui incitent les opérateurs historiques à poursuivre leurs investissements tout en encourageant les nouveaux arrivants à investir, ce qui n’est actuellement pas le cas à Madagascar.

Cette faiblesse observée dans la règlementation inclue l’absence de l’obligation à caractère exécutoire pour l’ARTEC d’évaluer les opérateurs dominants. Cette exigence est stipulée dans loi du secteur (Article 6 de la loi n ° 2005-023).

En 2014, le décret N°2014-1652 a même instauré le monopole sur l’installation et l’exploitation du Backbone national en Fibre optique de façon à ce que le prix des capacités correspondantes soit souvent fixé unilatéralement et constitue une barrière à l’accès à ces infrastructures pour les opérateurs concurrents.

A part cela, il est indiqué également que contrairement aux autres pays, l’ARTEC n’a pas défini de redevances d’interconnexion. Ce qui n’est pas le cas par exemple au Rwanda, en Tanzanie et au Kenya où les organismes de régulation ont introduit des périodes de transition pour la réduction de ces redevances, avec des impacts positifs sur les tarifs finaux.

  • Les investissements pour les réseaux d’accès dans les milieux ruraux sont également limités par des règlementations.

En effet, dans le même rapport, la Banque mondiale a tenu à préciser que les investissements dans les zones dépourvues d’infrastructures dorsales sont couteux vu le coût de la licence correspondante et ceci freine le désenclavement des zones reculées.

Toutefois, l’existence d’un Fonds d’accès et service universel, créé pour le financement des extensions de réseau dans les localités non viables pour les investisseurs a été mentionnée. Néanmoins, ledit rapport affirme que le mode de gestion dudit fonds n’est pas transparent.

Ainsi, pour acquérir des conditions de concurrence équitables, le Fonds d’accès et de service universel devrait, d’après le rapport, appliquer des critères de sélection objectifs suivant les projets à financer et des principes de neutralité concurrentielle pour garantir une sélection impartiale des opérateurs.

  • La pratique pour l’attribution du spectre disponible n’est pas efficiente.

La banque mondiale a affirmé que l’attribution du spectre a été souvent basée sur le principe du « premier arrivé, premier servi », plutôt que sur un processus de mise en concurrence transparent. Ainsi, l’opérateur ayant fait son entrée avant les autres aurait acquis les avantages d’accéder à un bloc de fréquences contigu alors que ses concurrents ont dû se contenter de blocs dispersés. Pour y remédier, il a été proposé d’élaborer une politique moderne d’allocation du spectre, comprenant des mécanismes d’attribution concurrentiels et transparents.

  • Les problèmes de gouvernance affaiblissent l’application des lois et des politiques relatives à la concurrence.

On a pu relever que « les pratiques anticoncurrentielles des entreprises tels que l’abus de position dominante et les différentes sortes d’ententes peuvent être poursuivies ex post en vertu de la réglementation du secteur et du droit de la concurrence ». Il y est mentionné que l’ARTEC n’a pas respecté les dispositions prévues et que le Conseil de la concurrence de Madagascar ne s’est pas imposé depuis le début alors que la bonne gestion de l’équilibre des pouvoirs entre ces deux entités est nécessaire pour maximiser les avantages de l’application ex post de la concurrence. D’après le rapport , ce bon équilibre de pouvoir pourrait entre autres impliquer la mise en place d’un cadre de collaboration entre eux de façon à faciliter la référence des affaires, les enquêtes et les sanctions. Il a été ajouté aussi que le fait que l’ARTEC soit sous la tutelle de deux ministères, le Ministère des Postes, des Télécommunications et du Développement Numérique (MPTDN) et le Ministère de l’Economie et des Finances (MEF), pourrait compromettre son indépendance étant donné que sa stratégie et son plan de travail doivent être approuvés par les deux ministres concernés.

Pour ajouter, l’inexistence de règlementation relative au point d’échange internet national n’oblige pas les opérateurs à router leurs trafics vers MGIX alors que son exploitation contribuerait grandement à l’amélioration des ressentis clients ainsi qu’à la diminution du prix de l’internet.

Enfin, le non-respect des normes et des obligations en matière de qualité de service limite la consommation. En effet, si les services réellement offerts aux utilisateurs finaux sont de mauvaise qualité, ces derniers auront des difficultés pour y accéder souvent et par conséquent, l’usage n’augmentera pas. De ce fait, il n’y aura pas de nouveau déploiement d’infrastructure pour faire progresser l’internet pour tout le monde.

Quelles recommandations sur les stratégies à adopter pour le développement de l’infrastructure internet à Madagascar ?

La régulation occupe un rôle très important dans le renforcement de la compétitivité du secteur des télécommunications, un vecteur principal du développement de l’infrastructure de l’internet à Madagascar.

 Ainsi, en se référant aux problématiques énoncés , on peut statuer que ce renforcement de la concurrence au niveau du secteur des télécommunications commence par le renforcement du rôle de l’ARTEC, en tant qu’organisme fort et indépendant afin qu’il puisse user de son autorité dans les actions proposées ci-après :

-gérer efficacement les opérateurs dominants suivant les règlementations en vigueur ;

-veiller à la répartition objective et transparente du Fonds d’accès et de service universel ;

-mettre en place une procédure adéquate et efficace d’attribution des spectres des fréquences ;

-appliquer les règlementations relatives aux interconnexions ;

-encadrer de façon continue et transparente les tarifs de gros ou de détail ;

-mettre en place la règlementation adéquate de manière à inciter les opérateurs à utiliser comme il faut le point d’échange internet national ;

-faciliter l’accès sans discrimination aux infrastructures critiques. Dans cette optique, il est tout de même nécessaire de rappeler que, le décret 2019-1298 du 28 juin 2019 a été élaboré pour la libéralisation de l’investissement dans les infrastructures dorsales en Fibre optique sur le territoire et dont la mise en application est en cours de concrétisation.

En complément, puisque l’internet est l’affaire de tous, toute autre mesure y afférente doit être prise par une approche multi-partie prenante avec la participation de l’intelligence collective disponible sur le territoire Malagasy et à l’international. Et vu que la tendance actuelle tend vers une convergence des télécommunications et de l’informatique, l’ARTEC, en tant qu’organisme de règlementation du secteur se doit de s’impliquer davantage dans toutes les activités relatives aux réflexions sur le futur de l’Internet à Madagascar.

De ce fait, les trois points supplémentaires suivants méritent une attention particulière :

la mise en place d’une stratégie nationale sur le Numérique incluant la stratégie nationale du Large Bande, dont la formulation doit prendre en compte des évolutions des technologies, des infrastructures de l’internet, de la convergence des Télécommunications et de l’informatique, de l’apparition des services émergents via internet (comme le web radio, le streaming…),de l’épuisement des ressources IPv4, des normes et  standards en vigueur, de la cybersécurité, de la neutralité du net, de l’importance de l’opérationnalisation  d’un point d’échange internet national, des dividendes numériques . Ceci impliquerait une mise à jour de la réglementation du secteur des Télécommunications et des TICs à Madagascar.

la mise en place d’une politique de promotion du .mg devrait être mise en place également pour accompagner l’identité malagasy en ligne, que ce soit dans l’e-commerce, la culture, …

le renforcement de la fiabilité des infrastructures qui se réfère notamment au renforcement des contrôles du respect des normes et standards en vigueur pour les équipements utilisés dans les réseaux ainsi qu’à la mise en place d’un cadre règlementaire bien clair pour la régulation de la qualité des services offerts sur la base des cahiers des charges en vigueur,un sujet très précieux aux yeux de nos chers consommateurs et utilisateurs d’Internet.


 Références et documentations :

[1] -Discours du secrétaire général de l’UIT :https://www.itu.int/fr/wtisd/2020/Pages/message-zhao.aspx,[Consulté en Mai 2020]

[2] -Site officiel de Orange Madagascar :https://www.orange.mg [Consulté en Mai 2020]

[3] -Les câbles sous-marins :https://www.submarinecablemap.com/#/submarine-cable[Consulté en Mai 2020]

[4] -Début des opérations sur le câble METISS :http://ecoaustral.com/cable-metiss-le-bateau-va-commencer-la-pose [Consulté en Mai 2020]

[5]-Information sur le câble 2AFRICA :https://information.tv5monde.com/afrique/2africa-6-questions-sur-le-gigantesque-cable-internet-de-facebook-qui-va-encercler-l-afrique [Consulté en Mai 2020]

[6] -Décret 2014-1652 du 21 octobre 2014 portant cadrage de la mutualisation dans le secteur des télécommunications. : http://www.artec.mg/texte.php?id=2   [Consulté en Mai 2020]

[7] -MGIX :http://ecoaustral.com/linfrastructure-mgix-pour-doper-linternet [Consulté en Mai 2020]

[8] -Site web officiel du NIC-MG : https://www.nic.mg/  [Consulté en Mai 2020]

[9] -Classement des pays africains en vitesse de téléchargement :

https://www.agenceecofin.com/internet/1907-58726-classement-des-pays-africains-selon-la-vitesse-de-telechargement-madagascar-largement-en-tete-cable-co-uk [Consulté en Mai 2020]

[10] -Observatoire ARTEC : http://www.artec.mg/obs/# [Consulté en Mai 2020]

[11]-Rapport UIT sur le ICT Price Basket 2019 : https://www.itu.int/en/ITU-D/Statistics/Documents/publications/prices2019/ITU_ICTpriceTrends_2019.pdf?fbclid=IwAR0fykwI1J-9WKVGkhHA955YAYGMV5bF26bqmR1PRZfTDVGPvwjMahpM5FI [Consulté en Mai 2020]

[12]- Mémorandum économique de Madagascar : http://documents.banquemondiale.org/curated/fr/413691581343453437/pdf/Madagascar-Country-Economic-Memorandum-Scaling-Success-Building-a-Resilient-Economy.pdf [Consulté en Mai 2020]

[12] -Loi 2005-023 du 17 octobre 2005 portant refonte de la loi 96-034 du 27 janvier 1997 portant réforme institutionnelle des télécommunications et TIC :  http://www.artec.mg/pdf/loi_2005-023.pdf [Consulté en Mai 2020]

[13]-Communiqué de presse AXIAN sur la vitesse de téléchargement : https://www.axian-group.com/ac-content/uploads/2018/07/communique-telma-numero-1-en-afrique.pdf [Consulté en Mai 2020]

[14]-Article sur la libéralisation de l’installation et l’exploitation du backbone national en FO à Madagascar :

https://lexpress.mg/02/01/2020/telecommunication-un-duopole-envisage-sur-la-fibre-optique/ [Consulté en Mai 2020]

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La citoyenneté numérique, parlons-en !

La citoyenneté numérique, parlons-en !

La protection de notre démocratie repose sur la participation éthique et responsable des différents acteurs et parties prenantes aux débats citoyens. Autant, la possibilité des individus à s’exprimer est actuellement rendue très facile, accessible avec la possibilité d’atteindre rapidement une très large audience sur les média technologiques, autant les risques liées à l’utilisation de ces technologies nouvelles pourraient entraîner plus de dommages que de bénéfices pour cette démocratie. En effet, peu des gens de la génération « active » sur la plan social et politique aujourd’hui ont bénéficié d’une éducation numérique ou d’une éducation à la citoyenneté numérique alors qu’ils sont les acteurs principaux du monde actuel, tant sur leurs actions citoyennes que sur l’accompagnement de la jeune génération.

Plusieurs initiatives sont lancées ces dernières années pour informer, sensibiliser et former les citoyens pour une participation active dans la société à travers les possibilités offertes par le réseau Internet mais de manière responsable, sure, efficace et critique. En d’autres termes, ces actions visent à offrir aux citoyens les moyens :

  • d’avoir accès à des sources d’information diversifiées et fiables et qui permettent de se forger des opinions,
  • d’échanger avec les gouvernants (des réalités, conseils, doléances, inquiétudes, etc.),
  • de participer aux discours public quand leurs interventions apporteraient des bénéfices au plus grand nombre.

S’il suffisait de savoir utiliser les outils pour exercer ses devoirs citoyens, pourquoi des actions supplémentaires et d’envergure à l’endroit de ces acteurs ?

Une des réponses, sinon la première, est la prise en conscience indispensable que les possibilités des réseaux et l’architecture distribuée même d’Internet facilitent la désinformation et les manipulations de masse. Ceux qui en sont conscients évitent tout simplement les engagements citoyens par peur de devenir eux-mêmes désinformés ou manipulés sinon les instruments de ces malversations. L’objectif n’est sûrement pas de contraindre ces acteurs à éviter l’utilisation de ces technologies. Des actions devraient donc être entreprises au niveau de la communauté pour aider les citoyens :

  • d’une part à s’engager activement dans des débats publics et des discussions en ligne ;
  • d’autre part à avoir une pensée critique face à l’afflux de l’information en ligne ; à comprendre la façon dont fonctionnent les algorithmes et à déceler les situations où ceux-ci peuvent influer sur l’expérience des internautes ; à reconnaître les méthodes employées par les acteurs malveillants et à déceler les situations où ceux-ci exploitent les plateformes en ligne ; à acquérir des compétences pour éviter d’être ciblés et manipulés par des plateformes numériques[1].

Le citoyen numérique est celui qui exerce ses devoirs civiques et s’engage à devenir les promoteurs actifs de sociétés plus pacifiques, tolérantes, inclusives, sûres et durables essentiellement par le biais du numérique.

Soulignons toutefois qu’il n’y a pas deux sortes de citoyens, le citoyen numérique et le citoyen ordinaire. Le citoyen reste le même, c’est la manière d’exercer ses activités civiques, de plus en plus par le biais du numérique, qui nécessite une conscientisation. Pour une vision plus large, nous pouvons nous référer à la définition par l’UNESCO (2015) de la citoyenneté mondiale qui fait référence à un sentiment d’appartenance à une grande communauté et à une humanité commune. Elle met l’accent sur l’interdépendance politique, économique, sociale et culturelle et sur l’interconnexion entre le local, national et le mondial.

L’acteur en ligne ne devrait pas oublier, quelque soit ses motivations, qu’il est un citoyen local national et mondial, est a le devoir :

  • de se comporter de manière éthique, responsable et sûre (pour sa propre protection et la pour la protection des autres),
  • d’éviter toute action pouvant mener à la violation des droits de l’homme. Ainsi si nous prenons l’exemple que pour une société pacifique il faut éviter de créer ou de propager tout « discours dangereux » :
    • alimentant la haine, l’inégalité, la xénophobie et d’autres formes d’intolérance et de discrimination,
    • pouvant mener à la désinformation de ses lecteurs,
    • risquant de nuire à l’intégrité physique ou mentale d’autrui.

Dans l’écosystème numérique à Madagascar où Internet se résume de plus en plus aux réseaux sociaux, ou même plus précisément à l’utilisation de Facebook, ces discours dangereux ont largement proliféré ces derniers mois, alimentés par les polémiques (générés par la peur ?) en contexte de crise sanitaire. Il est plus qu’urgent de parler de cette citoyenneté numérique ou de la citoyenneté à l’ère du numérique.

Dans ce cas, comment accompagner la jeunesse de plus en plus présente sur le réseau sans forcément avoir cette capacité de discernement ? Avec l’éducation et la formation, d’abord par les parents qui eux-même doivent être sensibilisés sur ces différentes facettes mais également par l’école avec l’introduction petit à petit de la dimension numérique dans les enseignements de l’éducation civique.

Concernant l’éducation, Mike Ribble a identifié neuf dimensions de la citoyenneté numérique[2] que nous ne détaillerons pas dans cet article, nous pouvons par contre citer quelques thématiques à aborder par tout un chacun et surtout à l’endroit des plus jeunes :

  • l’esprit critique (accompagné par la vérification des sources, l’identification des intentions de l’auteur, etc.)
  • l’aptitude numérique
    • la recette des algorithmes,
    • l’identité numérique,
    • la présence numérique
  • la gestion des émotions
  • l’affirmation de soi et l’influence des autres via les médias sociaux,

Nous pouvons également citer une approche canadienne innovante sur l’éducation à la citoyenneté à l’ère du numérique décrit par Benoît Petit dans cette vidéo

Avec ISOC, chapitre Madagascar, nous organiserons prochainement des webinaires (présentation – débat) sur ces différentes thématiques pour sensibiliser, informer et à accompagner les parents et les jeunes adultes, d’abord pour leur « comportement en ligne » et ensuite pour bien accompagner leurs enfants face aux opportunités et menaces des technologies Internet.

Actions à suivre … en attendant, restez connectés …

Par Niry Andriambelo,

ISOC Global Volunteer Training Program 2020


[1]     Patrimoine canadien (https://www.newswire.ca/fr/news/patrimoine-canadien) du 2 juillet 2019

[2]     https://www.digitalcitizenship.net/nine-elements.html

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Bonne pratique pour les usager d’Internet

I. Préambule

Internet est un moyen de communication révolutionnaire et instantané. Il permet d’échanger et d’accéder à différentes informations par l’utilisation de divers outils comme ordinateur, la tablette, le smartphone.

Plusieurs risques sont présents sur internet qui peuvent se manifester par des menaces dont le plus souvent sont liés aux données non sécurisées exposées en ligne. Les causes des expositions des données peuvent être une erreur de manipulation, une mauvaise configuration, un programme malveillant ou publicitaire dans les pièces jointes où dans les clés USB …

Nous allons analyser divers points de bonne pratique pour garder la sécurité tout en bénéficiant aux maximum des informations utiles dont nous avons besoins.

Nos données doivent être cryptées pour que seul le destinataire puisse voir le contenu.

II. Les dangers d’Internet

Divers points présentent un danger comme l’accès de l’internet aux enfants sans surveillance parental, avec le spam présent dans nos mails avec les divers informations non référencées.

Le plus important est l’utilisation de la sécurité dans la liaison entre hôte et serveur exemple :https, sftp,…

Points importants :

– Informations non référencées, douteuses et sans valeur ou sous forme de script ;

– Sites web portant atteintes à la morale ;

– Message inutile et non sollicités envahissant les mails appelé aussi spam ;

– Invasion de la vie privée ;

Conseils et aides pour les débutants :

– Ne jamais divulguer les renseignements personnels (Nom, Adresse, Numéro Téléphone, Mot de passe, … ) ;

– Ne pas répondre à un message dont l’émetteur est inconnu ;

– Ne jamais donner le nom pour personnaliser le contenu web. Il vaut mieux créer des pseudos en ligne qui ne révèlent aucune information personnelle ;

– Ne jamais accepter un rendez-vous inconnu sur le web ;

– Ne jamais répandre des rumeurs, harceler ou menacer ;

III. Savoir le système d’Information et sensibiliser les utilisateurs

Plusieurs données sensibles sont exposées sur internet, il est impératif d’identifier les informations, serveur les plus sensibles et contrôler le schéma du réseau.

– Disposer d’un inventaire exhaustif des comptes privilégiés et le maintenir à jour ;

– Organiser les procédures de départ et de changement de fonction des utilisateurs (Gestion des comptes);

– Autoriser la connexion de l’entité aux seuls équipements maîtrisés (Garantir la sécurité du système d’information) ;

– Identifier chaque individu accédant au système en précisant leur rôle ;

– Attribuer les droits sur les ressources sensibles du système d’information ;

– Former les équipes opérationnelles à la sécurité des systèmes d’information ;

– Les réglementations et obligations légales, faire attention aux informations sensibles ;

– Les règles et consignes de sécurité régissant l’activité quotidienne (respect de la politique de sécurité, non-connexion des équipements personnel au réseau de l’entité, non-réutilisation de mots de passe professionnel dans le monde personnel et inversement,…. ) ;

IV. Règles à suivre pour protéger ses données

Pour protéger nos données, il existe quelques règles à suivre :

– Mettre à jour régulièrement le OS (Operating system) et logiciel installer ;

– Se protéger contre les intrusions en installant des logiciels de sécurité ;

– Effectuer des sauvegardes régulières ;

– Utiliser des mots de passe de qualité ;

– Ne pas ouvrir les pièces jointes provenant de source suspectes où inconnu et même publicitaire ;

– Éviter de cliquer rapidement sur des liens suspect ou inconnue ;

V. Protection de boîte de messagerie

Devenue indispensable pour communiquer, sa sécurité est importante. Pour protéger notre boîte de messagerie ci-après quelque point à suivre :

– Éviter de mentionner votre adresse e-mail dans le forum, les sites web qui ne garantit pas la confidentialité car les robots qui parcourent les pages sur internet peuvent récupérer les adresses mails ;

– Ne jamais répondre à un spam, l’action à faire est de le supprimer ;

– Si vous recevez un mail indésirable ou d’un canular mettre l’expéditeur en indésirable ;

– Bien vérifier les sources, il est possible que vous receviez un message connu mais qui vient d’une machine infecter ;

– Faire attention aux pièces jointes qui peuvent contenir des virus ou scripts malveillants, même des mails connus peuvent vous transmettre des fichiers infectés via leur machine ou mail transfert

– Faire attention au hameçonnage avec différents forme de présentation comme vérification de votre compte mail, pour ce cas ne jamais envoyer vos mot de passe ;

VI. Les règles de base pour sécuriser votre PC

Quelques points sont importants pour les utilisateurs ainsi ils peuvent assurer leur sécurité :

– Désactiver par défaut les composants ActiveX et javascript ;

– Éviter de divulguer ou partager les informations personnelles ;

– Éviter d’installer des logiciels de partages (Peer to peer) ;

– Ne surfer pas sur internet en étant en mode administrateur surtout pour utilisateur de Microsoft windows ;

– Faire des sauvegardes régulières ;

– Se protéger contre les intrusions en utilisant des logiciels de sécurité ( antivirus, firewall, anti-spam, …) ;

– Ne pas ouvrir des pièces jointes provenant de source suspectes ou inconnues ;

Astuces : Bien choisir son mot de passe

– Éviter les mots de passe avec des informations sensibles ;

– Le mot de passe doit être assez long, plus il est long plus difficile à deviner ;

– Augmenter le degré de complexité des mot de passe avec la combinaison, vous pouvez rajouter des chiffres et des caractères spéciaux ;

– Ne jamais utiliser des informations personnelle comme mot de passe exemple : nom, prénoms de proche, matricule, numéro de téléphones ;

– Ne jamais utiliser un mot existant dans les dictionnaires ;

– Le mot de passe doit être difficile à deviner mais facile à retenir ;

VII. L’ingénierie sociale

L’ingénierie sociale est une menace qui tire partie de maillon faible de la chaîne de la sécurité ou du faiblesse humaine.

L’ingénierie sociale est une forme de piratage qui exploite les faiblesses du comportement humain exemple : ignorance, naïveté, attente d’appréciation, …

L’utilisation de l’ingénierie sociale donne quel avantage aux pirates :

– Peu de moyens (Technique) ;

– Pas chère en coût ;

– Difficile à défendre ;

Les pirates n’hésitent pas à prendre tous les informations pour l’utiliser.

Plusieurs attaques sont possibles, après récoltes d’information comme popup windows, spam emails, phishing, utilisation sms, chain letters, hoax letters, ….

Comment se protéger :

– Se renseigner sur l’identité du demandeur d’information précise ;

– De vérifier éventuellement les renseignements fournis aux demandeurs ;

– De s’interroger sur la criticité des informations demandées et son utilité ;

VIII. Sécurisation de navigateur web et autres

Il existe différentes règles à suivre pour garantir la sécurité de l’utilisation des navigateurs :

– Protection des mots de passes enregistrer donc éviter que d’autre personne utilise votre ordinateur ;

– Sécurisation des données synchronisées en ligne avec le renforcement de la sécurité des comptes pour garantir la confidentialité ;

– Limiter le choix des plugins sur votre navigateur seul les nécessaires et utiles ;

– Définir les permissions comme l’ouverture des pop-up et l’autorisation ou non des cookies ;

– Pour respecter la vie privée il est conseillé de visiter des sites web qui utilisent des connexions chiffrées HTTPS ;

Exemple d’attaque : ciblé par manipulation

Sécurisation wifi :

– Désactiver la diffusion du SSID pour éviter que des inconnus puissent identifier la liste des utilisateurs souhaitons se connecter à votre réseau ;

– Utiliser le chiffrement pour sécuriser le réseau comme l’utilisation de clé WEP (Wired Equivalent Privay) ou WPA (Wi-fi Protected Access), c’est 2 possibilités permettent d’identifier par un mot de passe pour accéder à votre réseau ;

– Utilisation de filtrage d’adresse MAC pour être sûre des utilisateurs connecter sur le réseau ;

– Désactiver le Serveur DHCP (Dynamic Host Configuration Protocole) qui est le mécanisme d’adressage automatique. Ce qui est pratique mais les pirates peuvent voir les plages de réseau utiliser par votre réseau ;

Toutes les sécurisations ci-dessus peuvent être utilisées pour garantir un bon niveau de sécurité.

Conclusion

Ce document nous montre les meilleures pratiques pour garantir la sécurité des usagers d’Internet, ces meilleures pratiques sont utiles pour tous les utilisateurs débutant et même les experts. Aucun ordinateur connecter n’est à l’abri des pirates, donc l’utilisation d’internet doit être réfléchit et responsable.

Nous avons pu voir les dangers d’internet, le système d’information avec les règles à suivre pour protéger ses données avec la protection des boîtes de messagerie.

Plusieurs points sur la sécurisation des PC nous permettent de renforcer le cryptage, et la sécurité de nos informations personnelles.

Version pdf disponible ici