Projet de synthèse et de recommandations IGF national sur la Gouvernance de l’Internet (DRAFT)

Le Forum sur la Gouvernance de l’Internet réuni à l’Hôtel Carlton, Antananarivo les 19 et 20 Septembre 2019, qui a rassemblé sous l’impulsion d’ISOC Madagascar, de NIC-MG, de l’ARTEC, Orange Madagascar, WSA et sous le parrainage du MESUPRES et du MPTDN, plus de 120 personnes issues de différentes parties prenantes de l’internet et du numérique à Madagascar :
– Présidence de la République,
– Ministères en charge de l’Enseignement SUPérieur et de la REcherche Scientifique, des Postes, des Télécommunications et du Développement Numérique, de l’Enseignement Technique et Professionnel, de la Population, de la Sécurité Publique, de l’Economie, …
– ARTEC
– Universités d’Antananarivo, de Mahajanga, d’Antsiranana, de Toamasina, de Fianarantsoa, IST d’Antsiranana, IST d’Ambositra, IST d’Antananarivo,-…
– Ecoles supérieures : ISCAM, ENI, EMIT
– Centres Nationaux de Recherche : CIDST
– Ordre des Ingénieurs en Télécommunications, en Informatique, des Experts-Comptables
– Opérateurs de télécommunications et Fournisseurs d’Accès Internet : Orange, Gulfsat, Airtel,
– Associations et groupements opérant dans le domaine des TIC : Groupement des Entreprises franches et partenaires à Madagascar, GOTICOM, Event, Habaka Madagascar Innovation Hub
– Bureaux d’enregistrement de noms de domaine : DOT MG, MADAGASCAR INTERNET
– Entreprises dans les domaines de la Cyber-sécurité, …
– Jeunes porteurs de projets innovants dans le domaine du numérique
auxquels se sont ajoutés des intervenants africains issus de la Commission de l’Union Africaine, d’ICANN, …
S’est focalisé lors de cette 3ème édition annuelle (mais 1er FORUM IGF national officialisé auprès d’ISOC-Monde) sur le thème « Connecter les non connectés ».
Après avoir pris connaissance et débattu des points suivants :
– Le programme d’e-gouvernance de la Présidence de la République
– La situation du marché et la régulation du secteur des télécommunications et d’internet
– La cyber-sécurité
– Le point d’échange internet à Madagascar et en Afrique
– Les programmes africains sur la gouvernance de l’internet (AfIGF et AfSIG)
– Les activités d’ISOC Madagascar pour le développement d’internet à Madagascar
– L’écosystème mondial d’internet et la place centrale de l’ICANN
– La place et le rôle de l’éducation et la recherche
Félicite la participation active et des propositions constructives émises par les participants ;
Remercie les parrains, partenaires ainsi que tous les intervenants panélistes ;
A accueilli favorablement le programme présidentiel d’e-gouvernance (identité numérique et interopérabilité sécurisée des systèmes d’information) entre autres.

Ayant apris que :
– seulement 11,6% de la population est connecté
– la couverture en téléphonie mobile 3G et 4G est encore très faible à Madagascar et que de grandes disparités existent entre les Régions
– la mutualisation des ressources et équipements n’est que de 18% alors que beaucoup de Régions sont à peine connectées
– les efforts de vulgarisation des TIC à Madagascar restent à un niveau symbolique malgré les gros efforts déployés par les acteurs
– l’absence de coordination et d’échanges entre différentes parties prenantes ne permet pas de développer une synergie des programmes engagés
– il y a insuffisance d’infrastructures numériques dans les Etablissements
– il y a résistance des Enseignants dans l’utilisation du numérique

Recommande fortement :
– la mise en place d’un MAG (Multistakeholder Advisory Group), émanation de toutes les parties prenantes de la gouvernance d’internet et du développement numérique à Madagascar, chargé notamment d’élaborer et de suivre la mise en œuvre de la politique nationale du développement d’internet et du numérique
– l’examen des dispositions ou la révision du texte sur le Fonds de Développement des TIC collecté par l’ARTEC afin d’en faire un véritable outil pour connecter les non connectés
– le maintien du forum sur la gouvernance de l’internet sous la direction de l’ISOC Madagascar et son élargissement à d’autres acteurs et aux régions
– la dynamisation du point d’échange internet initié par tous les partenaires de MGiX (quid des caches en local ?)
– l’instauration d’une saine concurrence dans le domaine des infrastructures de télécommunication
– la poursuite de la mutualisation des équipements et ressources par les opérateurs afin d’étendre la couverture dans tout Madagascar
– l’annonce publique d’un décret mettant un terme au monopole sur la fibre optique à Madagascar
– la recherche de voies et moyens pour rendre internet accessible (géographiquement, financièrement, en termes de contenus, …) au plus grand nombre
– que beaucoup d’effort soit mené pour accélérer la couverture totale de Madagascar en terme de télécommunication
– la participation active de Madagascar aux différentes entités et tribunes africaines (AfIGF, AfSIG, Afrinic, Afnog) et mondiales (ICANN, IGF) de gouvernance de l’internet
– l’organisation prochaine à Madagascar de sessions de formation sur la gouvernance de l’internet à l’instar de ce qui a été déjà tenu dans différents pays africains ;
– la poursuite et la finalisation du projet de raccordement d’iRENALA à UbuntuNet Alliance (accès à tout ce qui est Ressource Numérique de par le monde) ;
– la mise en place de programmes de formation, de recherche et d’accompagnement des jeunes malagasy pour être des ambassadeurs d’internet, capables de discuter dans des forums mondiaux de gouvernance et d’avenir d’internet , et de participer activement aux travaux d’équipes en charge de l’élaboration de normes d’internet au niveau mondial ;
– le déploiement de programmes autour de la cyber-sécurité, comprenant notamment la mise en place du CERT, le déploiement du DNSSEC, la formation et la sensibilisation des utilisateurs de réseaux sociaux pour étoffer l’effort déjà mené par le Ministère en charge de la sécurité publique en matière de cybercriminalité
– la poursuite des travaux visant à compléter les textes législatifs et réglementaires afin que les usagers soient mis en confiance dans leur utilisation d’internet dans la vie quotidienne et dans les affaires (PROTECTION DES CONSOMMATEURS)
– l’utilisation d’une identité numérique : attribuée dès la naissance pour que tous les citoyens sans exception puissent accéder et jouir des services numériques
– l’identification de services publics prioritaires à migrer en services numériques, accessibles en ligne ou par des mobiles(tribunal, trésor public, domaine/cadastre, état civil, pièces d’identité, hôpitaux et CSB, universités et écoles publiques)
– le développement de FOAD, de MOOC et de ressources pédagogiques pour diversifier les offres de formation et faire face à l’effectif sans cesse croissant du nombre d’étudiants et d’apprenants en formation continue.
– – l’amélioration (augmentation de capacité, couverture et gestion du réseau) pour soutenir davantage le LMD
– la mise en place de schéma directeur national et de politique d’encadrement des TIC
– la mise en place d’un système sécurisé d’intégration et d’échange permettant une interopérabilité des Systèmes d’Information et une hétérogénéité des systèmes d’exploitation ou des types de base de données
– la multiplication des séances de formation au numérique à l’endroit des usagers, y compris les étudiants entrant à l’université ;
– la mise en place d’ENT, de bibliothèques numériques, de free wifi zones dans les campus universitaires ;
– le développement de plateformes numériques pour accompagner l’employabilité des jeunes diplômés ;
– la sensibilisation au numérique des élèves dans les écoles ;
– le développement d’applications libres destinées à différents acteurs sociaux ;
– la production de contenus par des professionnels pour les chercheurs qui n’ont plus la possibilité d’en produire
– la mise en place d’un système de protection des œuvres intellectuelles
– la mise en place d’une plateforme verrouillée et sécurisée commune pour la publication des recherches
– développer/promouvoir des tribunes de publication pour les doctorants et les chercheurs
– la promotion de revues en accès libre sur des sites légaux (open edition, bneuf, HAL, kopernio, Cairn, Agora, …) pour
encourager, à l’instar du projet Sophia de l’ISCAM, le développement d’initiatives locales de rendre les connaissances accessibles au plus grand nombre
– le maintien de la mission qui consiste à offrir des formations et des recherches de qualité en s’appuyant notamment sur :
°la restructuration du réseau central
° le recours permanent à des outils de monitoring
° une bonne gestion du réseau au sein des universités (100 Mb à Toamasina, 60 Mb à Fianarantsoa, …)
°la sécurisation du réseau
° la dématérialisation des documents au sein du MESupReS d’abord, et des Universités et Centres Nationaux de Recherche par la suite